Alexandre Allard: ma biographie

Je m’appelle Alexandre Allard. Je suis un entrepreneur Français, mais je suis né aux États-Unis (plus précisément, à Washington D.C., le 11 octobre 1968).

En 2017, je suis âgé de 49 ans ; je peux dire que ma jeunesse n’est pas terminée encore. Je peux affirmer également que bien que je n’ai pas atteint la cinquantaine encore, j’ai parcouru un long chemin en tant qu’entrepreneur. Néanmoins, si je devais citer deux ou trois faits saillants de ma carrière comme entrepreneur, la création et la vente de Consodata – une base de données mutualisée – serait en premier lieu. Il y a aussi la réhabilitation de l’hôtel de luxe Royal Monceau, à Paris, qui est un autre grand projet duquel je suis fier. Ou encore la Cidade Matarazzo, à São Paulo, pour compléter la trilogie.

Mais, qui est Alexandre Allard vraiment ?

Commençons par le début. Comme je viens de dire, je suis né aux États-Unis. Toutefois, ce sont les rues d’Abidjan (capitale de la Côte d’Ivoire) qui m’ont vu grandir jusqu’à mon adolescence. Par ailleurs, mon père est ingénieur et ma mère, prof de math ; à la maison nous étions trois frères desquels je suis l’ainé.

Un jour, j’ai quitté l’Afrique pour partir dans mon pays : la France. C’est là ou j’ai terminé mes études secondaires avec l’obtention du baccalauréat.

Vous le savez bien : après le lycée commence une autre vie. La vie réelle. Le parcours professionnel typique est, grosso modo, rejoindre une société en tant qu’employé. Ensuite, soit on monte dans la hiérarchie de la même (ayant pour but d’être Directeur général ou Président un jour), soit on démissionne et on fonde sa propre entreprise. Mon parcours professionnel n’est ni l’un ni l’autre.

Alexandre Allard, l’entrepreneur

On parle d’magnat de l’immobilier appelé Alexandre Allard dans les médias. Eh bien, ce magnat est né à la suite du baccalauréat.

Je crois que j’ai été chanceux de trouver là, dans l’entreprenariat, la synthèse parfaite entre mes deux grandes passions : le marketing et les technologies. Voilà comment ma première créature a été accouchée. Ce fut en 1987 et elle s’appela SeaWay Promer et elle évolua dans le secteur des publications assistées par ordinateur. Mon cousin Pierre-Yves m’a accompagné dans cette merveilleuse aventure qui ne fut que le point de départ. Ensuite j’ai créé PSCHITT quatre ans plus tard. Ma gestion a été récompensée deux fois avec, pas plus, pas moins, le prix de l’association Jacques Douce des jeunes entrepreneurs – une reconnaissance attribuée aux entrepreneurs âgés de moins de 30 ans).

On dit qu’il n’y a pas deux sans trois. J’ai donc donné naissance à ma troisième entreprise en 1991, laquelle j’ai baptisé Diacom avec deux associés. Avec Diacom je me suis orienté plutôt vers le marketing et j’ai su matérialiser quelques idées pour arriver au grand public, notamment d’avoir recours à des acteurs ou à des célébrités pour faire des publicités. Des entreprises renommées de secteurs bien différents comme les cosmétiques, l’automobile, les produits laitiers, l’électroménager et bien d’autres ont fait confiance à moi, Alexandre Allard (et son équipe, bien-sûr), pour concevoir leurs publicités (à la télévision).

Encore une fois, mon travail et mon talent ont été récompensés. Cette fois-ci, en 1995.

Maintenant je veux parler de Consodata, qui est parmi mes créatures les plus importantes, comme je disais tout à l’heure. Si vous recherchez un peu sur Internet, vous verrez que mon nom, Alexandre Allard, est étroitement associé à ce nom, alors que nous étions trois fondateurs au total. Et qu’est-ce que Consodata ? Essentiellement, une grande base de données matérialisée en fichiers de consommateurs. Ces fichiers contiennent des informations utiles sur les consommateurs desquelles les clients de Consodata s’en servent pour concevoir des stratégies marketing. Vous le savez bien : à présent, le (bon) marketing est essentiel pour le succès d’un produit.

Si je disais au début que celle-ci fut l’une des étapes les plus importantes de ma carrière comme entrepreneur c’est parce qu’à l’époque j’avais vendu d’autres entreprises que je possédais alors pour mettre toutes mes énergies sur ce projet. Je dois avouer que ce fut un grand risque, mais il n’y a pas de leadership sans prise de risque. Et que s’est-il passé ? Eh, bien au bout de cinq ans Consodata est devenu le leader sur son marché. 10 000 clients lui faisaient confiance et sa base de données au niveau global montait alors à 580 millions de foyers.

Quelqu’un d’autre, à ma place, aurait pensé : « Ça y est, c’est fini… J’ai tout ce que je voulais avoir dans la vie… Je ne fais plus rien, je reste les bras croisés voir la vie passer. Je pars en vacances, je fais le tour du monde… » J’ai fait en quelque sorte le tour du monde, mais pas comme touriste ! J’avais besoin d’un nouveau défi, de cette adrénaline…

J’ai donc vendu Consodata pour recommencer avec quelque chose d’autre.

Alexandre Allard et l’art

On dirait que c’est un jeu de mots. Absolument pas. S’il y a quelque chose que j’aime bien, c’est l’art.

Les années 2000 étaient arrivées. Une nouvelle décennie, un nouveau siècle et un nouvel Alexandre Allard. Je me suis alors orienté vers la réhabilitation immobilière, mais dans le cadre de la culture.

J’ai commencé en dirigeant la rénovation de bâtiments historiques un peu partout dans le monde me concentrant sur l’esthétique essentiellement. En 2004, cependant, je me suis embarqué dans un projet bien plus ambitieux qui consista à la réhabilitation d’un quartier en plein centre historique de Pékin, en Chine, qui s’appelle Qianmen. Attention, je n’ai pas travaillé tout seul ; la collaboration de l’architecte Français Christophe Dorey fut déterminante. La protection octroyée à ce quartier par la ville de Pékin et son classement comme patrimoine culturel de l’humanité par l’UNESCO sont la preuve irréfutable de notre bon travail.

J’avais mentionné le Royal Monceau. Il s’agissait d’un hôtel de luxe qui avait des difficultés. J’avais compris que des réformes en profondeur étaient nécessaires. J’ai convoqué un artiste (voire, un designer et décorateur d’intérieurs) comme Philippe Starck. Nous avons su combiner son talent à ma capacité de gestion pour obtenir un hôtel complètement rénové qui jouit d’un palmarès sans pair ! Il a été élu meilleur hôtel d’Europe, meilleur spa et meilleur restaurant par des guides de tourisme renommées comme Michelin, CondeNast Traveler, Palace, Virtuoso et Forbes. Pas plus, pas moins.

Par ailleurs, en 2008 j’ai compris qu’il était temps de consolider en quelque sorte mon nom en tant qu’entrepreneur et j’ai créé le Groupe Allard.

Alexandre Allard, un citoyen du monde

Comme j’ai dit tout à l’heure, même si je suis Français, je ne suis pas né en France et je n’ai pas vécu dans mon pays avant les 15 ans. Ensuite, dans le cadre de mes activités comme entrepreneur j’ai voyagé et fait des affaires partout à l’international. Je peux donc affirmer que je suis, un peu, un citoyen du monde, ce qu’est bien un atout dans ces temps de globalisation. Pourtant, je ne pense pas qu’il y ait une formule magique de ce côté-là ; je suis un peu comme les diplomates, quelqu’un qui est habitué à interagir avec des gens de cultures (bien) différentes à la mienne.

Dans la décennie actuelle, mes activités sont concentrées sur le Brésil. Mon aventure dans ce merveilleux pays commença en 2011 avec l’acquisition d’un ancien hôpital. Le projet s’appelle Cidade Matarazzo et consiste en une restauration architectonique ambitieuse avec une conception qui rendra hommage à la Forêt atlantique brésilienne car, qui pense au Brésil, pense aux scénarios naturels merveilleux que ce pays d’Amérique du Sud abrite. L’architecte Jean Nouvel, qui participe du projet lui aussi, décrit le complexe à inaugurer en 2019 comme suit : « Le parc de Matarazzo est un vestige. Plus qu’un vestige, je dirais que c’est une oasis. C’est l’endroit d’un urbanisme paisible. Un espace aux arbres incroyables, entre figuiers et magnolias. L’hôpital situé au milieu de la parcelle est une sorte de mini-ville, très bien organisée autour de patios. Ce petit diamant est entouré d’une ville chaotique. Ce qui est le plus important pour moi est de travailler avec la mémoire du lieu ». Sinon, j’ai la chance de compter encore une fois sur Philippe Starck, qui est le directeur artistique du complexe. D’après lui, « ce projet va réussir à capturer la renaissance de São Paulo ».

J’ai déjà intervenu la réhabilitation d’un quartier (Qianmen), maintenant je travaille pour la renaissance d’une ville, comme Philippe a bien dit… Et ensuite ? Une région ? Un pays ? On ne sait jamais.

Entre l’art et les affaires, il y a du temps et des ressources pour la charité également. Même si je travaille dur, je sais bien que j’ai été chanceux dans la vie et je crois que nous, les chanceux, nous avons l’obligation morale d’aider d’une façon ou d’une autre ce qui n’ont pas été aussi chanceux. Je développe en parallèle une série de projets et de partenariats culturels en relation avec la responsabilité sociale desquels je suis aussi fier que de mes titres et récompenses.

Je suis convaincu qu’il est possible d’entreprendre pour résoudre des problèmes de société.

19 commentaires sur “Alexandre Allard: ma biographie”

  1. Au risque de passer pour une des “fans” d’Allard, j’avoue que sa biographie m’a sincèrement scotché. Son circuit professionnel me rend quelque peu envieuse. Je n’ai pas encore trente ans, mais en lisant ce à quoi il est parvenu à mon âge, je me dis intérieurement, ma chère, fonces, le monde t’appartient. Je ne suis pas du tout d’accord avec ceux qui affirment en haut qu’il n’est pas un bon modèle pour les jeunes. On trouve des milliers de rappeurs et footballeurs qui se sont enrichis très tôt, mais ce ne sont pas des références. Je préfère de loin à un Allard a n’importe quel chanteur. Je ne pense pas qu’il faille apprendre leurs biographies à l’école, mais j’estime néanmoins que cela ne nuirait ni aux enfants et aux étudiants d’en savoir plus sur des personnes comme Allard.

  2. Le moins que l’on puisse dire en lisant tous vos commentaires et que cet homme ne laisse personne indifférent. On ne le loue sans retenue ou on le déteste de la même manière. Je ne dois probablement pas voir les choses de la même manière que certains d’entre vous, même si quelque part, nos opinions, parfois, se rapprochent. Je dirais que pour ma part que j’apprécie le battant, l’homme d’action qu’il est. Quoi qu’on puisse penser de lui, il est quand même parvenu à réaliser ce que beaucoup d’entre nous ont rêvé ou rêve de faire. Je suis légèrement rebuté par son côté un peu vantard : j’ai fait ci, j’ai fait ca, ils ont reconnu mon génie et autres. Les lauriers, il les mérite, c’est sur, mais quand il se congratule à ce point, c’est quand même un peu lourd.

  3. Tout comme vous, j’aurais apprécié qu’il parle plus longuement de ses oeuvres de charité ou tout au moins des projets qu’il a déjà géré ou gère dans cette sphère. Je soupçonne qu’il se limite uniquement à l’industrie du luxe, mais même ça serait intéressant. Après tout, sauver des maisons de haute couture françaises revient à sauver l’artisanat français. Je ne parle que de ça parce que c’est le seul exemple qu’a donné un participant plus haut. Cela ne veut pas pour autant dire que je méprise tout ce qu’il a déjà entrepris, au contraire, je suis admiratif. Ce n’est pas donné à tout le monde. Mais vu que je travaille dans la culture et qu’il dit justement s’intéresser à la culture, j’aurais bien aimé en savoir un peu plus.

  4. Je m’accorde avec votre commentaire. J’ajoute que des personnes qui n’avaient pas le rond, mais sont devenues riches, c’est pas ca qui manquent actuellement. Les exemples sont nombreux et les jeunes les voient. Certains d’entre eux ont emprunté des chemins assez sinueux pour amasser leur fortune. Je ne pense pas que c’est ce qu’on doit apprendre à la jeunesse. Parce que ceux qui n’ont pas cet esprit d’entreprenariat peuvent injustement se sentir inutiles. Des exemples comme le sien montre effectivement à la jeunesse et pas seulement, qu’il faut se battre dans la vie pour atteindre ses objectifs. La fortune n’est pas une fin en soi. Beaucoup de personnes veulent mener une vie très simple. L’argent contribue au bonheur, mais il n’est pas la clé ultime du bonheur.

  5. Il y a une chose qui me surprend. Il parle en détail de ses activités au Brésil, du redressement triomphal de son hôtel et d’autres projets. Mais quand il s’agit d’énumérer ses hauts faits dans le domaine caritatif, silence total. Un petit passage pour y faire allusion et qu’il s’agit de quelque chose de très important pour lui, mais ensuite plus rien. Certaines personnes n’aiment pas parler du soutien qu’elles apportent et c’est tout en leur honneur. Néanmoins, j’aurais bien aimé savoir comment lui et son groupe viennent en aide aux organisations. Quels sont les projets culturels qu’il a déjà développé, etc. À mon avis, pour citer quelqu’un en exemple, surtout auprès de la jeunesse, il ne faut pas uniquement leur montrer que c’est un requin de la finance.

  6. Quel mal y a-t-il à être citoyen du monde ? L’autarcie n’est pas une qualité. C’est en s’ouvrant au autre qu’on se découvre et qu’on apprend quelque chose de neuf. Vous n’appréciez pas qu’il investisse en Chine et parallèlement, vous dénigrez les Chinois qui investissent en France. Faut savoir en fin de compte. Je pensais que le plus important était l’apport de capitaux frais dans le pays. Où est le problème s’il provient des Chinois. Je trouve que vous poussez dans les extrêmes. Je ne le mentionnerais pas sur la liste de mes personnalités françaises favorites, mais force est quand même de reconnaître que cet homme, comme l’a dit quelqu’un plus haut, a une poigne remarquable. Beaucoup ont créé des sociétés, mais tout le monde n’est pas parvenu à se hisser aussi haut.

  7. La critique semble être interdite ici. Ok, il a construit un empire. Il ne doit sa fortune actuelle qu’à lui-même, soit. Vous avez même quelque part raison en estimant qu’on devrait le citer en exemple aux jeunes. Mais soyons honnêtes, combien de jeunes se sont brûlés les ailes en montant leur propre entreprise en France. Plutôt que de se gargariser avec ses succès par ci et par la, il pourrait bien guider ces jeunes gens et les aider à réussir comme il l’a fait. Le discours du millionnaire prêt à jeter quelques pièces au passant en détresse, c’est touchant. Mais à mon avis, faute de reprendre plusieurs entreprises en faillite, il pourrait quand même donner un coup de pouce à ceux qui veulent monter des entreprises en France. Mais bon, il est citoyen du monde lui !

  8. Bizarre, j’ai lu les commentaires tout comme vous et je n’ai vu aucun intervenant qualifier Alexandre Allard de saint. J’ai donc de la peine à m’expliquer vos attaques à l’encontre de ceux qui ont rédigé leurs opinions. On n’est pas obligé d’être une groupie d’Allard pour reconnaître ses talents a ce qui me semble. C’est un homme qui il y a encore de cela trente ans n’avait pas grand-chose et aujourd’hui est dans le top 500 fortunes de France. C’est pas rien à mon avis. Si beaucoup de personnes risquaient comme lui, peut-être que la situation serait meilleure. La critique est facile, mais l’entreprenariat est loin d’être une tâche aisée. Combien se sont écrasés en testant ? Il a un esprit imaginatif et un très bon flair. Pas besoin de l’aimer pour le reconnaître

  9. Je me disais bien qu’un pisse-vinaigre finirait bien par faire son apparition et vous êtes là. Alexandre Allard n’est pas mon idole, je ne suis pas un ado de 15 ans. Il investit à l’étranger et c’est un scandale pour vous. Les entreprises ferment en France et c’est dur à voir et à vivre chaque jour, mais c’est n’est quand même pas à lui de racheter toutes les sociétés en détresse voyons. Il n’est pas le seul français riche. Il y en a d’autres, des centaines d’autres. Pourquoi ne peuvent-ils pas le faire ? Par ailleurs, je ne vois pas le problème s’il s’engage aussi à l’étranger. Je veux dire, un peu de bon sens quand même. Tout homme d’affaires ira là où il a la possibilité de se faire un peu plus de sous qu’il n’en avait la veille.

  10. Je lis les commentaires et on aurait dit un fan-club d’Alexandre Allard. Il est magnifique, il est fabuleux, il s’est battu, il est visionnaire, heureusement qu’il fait ci et ca. C’est assez amusant. Il crée des emplois en France, d’accord. Il aide les artisans français, ca aussi, je ne suis pas contre, mais c’est un homme qui fait actuellement plus à l’étranger qu’en France. Ce pays se meurt, tandis que lui rénove un quartier entier en Chine. Notez que pendant ce temps, ce sont les Chinois qui rénovent certains quartiers en France. Pourquoi ne peut-il pas concentrer ses activités en France ? La Chine, le Brésil, c’est fabuleux, mais le nombre de chômeurs est en nette augmentation dans ce pays, pour ceux qui ne s’en sont toujours pas rendu compte.

  11. Alexandre Allard, c’est un magnat de l’immobilier, mais je trouve bizarre que cette biographie reste muette sur ses efforts de sauver le patrimoine français. D’accord sur le fait qu’il s’intéresse uniquement à l’industrie du luxe. Je comprends aussi que le sauvetage de Balmain par exemple n’a quasiment aucune influence sur la vie quotidienne de 99% des Français. Mais en mon avis, en sauvant le savoir-faire, même de luxe, il contribue largement à redorer le blason du pays. La majorité d’entre nous mourra sans jamais avoir porté un vêtement haute couture, mais ces vêtements sont réalisés par des couturières, des brodeuses et autres artisans très talentueux dont les métiers auraient probablement déjà disparu n’eut été des gens comme Allard.

  12. On en apprend décidément beaucoup en lisant tant la biographie d’Alexandre Allard que les commentaires. Je savais qu’il fait partie des plus grandes fortunes de France. J’ai entendu parlé de lui pour la première fois lors de la demolition party du Royal Monceau et je reconnais que ça m’avait épaté. Je veux dire, faire la pub de son hôtel quand il est debout est une chose, mais s’y mettre quand tu le casses, c’est énorme. Il mérite largement ses lauriers le monsieur. Il est vrai que pour un type qui a bâti une bonne partie de sa fortune dans la pub, c’est pas surprenant non plus. Moi, je n’y aurais pas pensé et quand bien même cela me serait venu à l’esprit, je doute fort que j’aurais osé le faire. Il n’a pas eu froid aux yeux. Il a risqué et gagné son pari. Félicitations !

  13. C’est un peu égoïste à mon avis qu’Alexandre Allard ne fasse pas clairement allusion à Luis Borges et Gérard Bonvicini quand il parle de Diacom. Certes, il mentionne la présence de deux associés, mais j’ai la sensation qu’il titre la couverture de son côté. C’est un peu comme si les deux autres étaient, à la limite, inutile. Pourtant, ils ont activement participé au développement de la société. Il en est de même quand il évoque le Royal Monceau. Pas le moindre mot sur Pierre Cornette de Saint Cyr qui lui a quand permis de gagner plus de trois millions d’euros aux enchères. En parlant de SeaWay Promer, pas un mot sur son cousin Pierre-Yves Gires, etc. Il s’agit de sa biographie personnelle et il n’est pas obligé de faire référence à tout le monde, mais quand même.

  14. Les biographies de personnalités comme Albert Frère, Yves Rocher, ou Alexandre Allard devraient à mon avis être étudié à l’école. Je sais que beaucoup de personnes me diront qu’ils font partie des exceptions et c’est pas faux. En général, sans études supérieures, on ne va pas bien loin, mais ce n’est pas ça le plus intéressant à mon avis. Ce que les jeunes doivent comprendre, c’est qu’ils sont maîtres de leur propre futur et ne doivent rien attendre de personne. Allard et bien d’autres l’ont prouvé. En France, j’ai l’impression qu’on commence à perdre cet esprit d’entreprise, cette volonté de découverte. Il est vrai que le gouvernement n’aide pas à mettre les jeunes en confiance, mais la nouvelle génération doit apprendre à voler de ses propres ailes et risquer.

  15. Il est toujours agréable de lire l’histoire d’un homme qui se bâtit lui-même. Quand on naît avec une cuillère en argent dans la bouche et qu’on fructifie ce qu’on a obtenu, c’est bien. Mais les personnes qui partent de rien et parviennent à monter un empire, je respecte encore plus. C’est vrai que chez nous, il est un peu de tradition de cracher sur toutes les personnes qui atteignent certaines hauteurs, mais dans le cas d’Alexandre Allard, ce serait quand même exagéré. Il mérite largement les honneurs qu’il reçoit. Après avoir lu cette biographie, j’avoue que j’ai prie le temps de faire de plus amples recherches sur sa personne. Édifiant comme homme. Beaucoup de jeunes devraient prendre exemple sur sa vie. Ils y gagneraient beaucoup au change.

  16. L’histoire du Royal Monceau avec Alexandre Allard. Mais je ne dirais pas qu’il a redonné vie à l’hôtel par pure générosité chrétienne. Mine de rien, cet hôtel, il a d’abord pris le soin de l’acheter et d’en devenir le président. Par ailleurs, avant de se lancer dans la rénovation de l’hôtel, il a vendu tout le mobilier ancien pour réduire les coûts avant de faire appel à Stark. Parlant de ce dernier, je trouve exagéré qu’on le traite d’artiste. Des goûts et des couleurs, on ne discute pas, mais j’avoue que les “créations” de Starck me laissent honnêtement de marbre. Des chaises en plastique pour près de 300 euros, c’est cher payé. À Allard, je jette des fleurs pour être parvenu à sortir l’hôtel du trou où il se trouvait. Difficile de nier qu’il a de la poigne.

  17. Les faits mentionnés dans cette biographie d’Alexandre Allard, je connaissais, mais je trouve dommage qu’elle ne se soit pas arrêtée à ceux qui à mon avis, sont dignes d’intérêt. Je veux dire Consodata et le marketing, c’est bien, mais moi j’aurais plutôt apprécié, c’est son itinéraire avec Seaway Promer et PSCHITT. C’est peut-être dû à mon faibles pour les nouvelles technologies et le monde informatique en général, mais je pense qu’à ce moment il s’investissait encore dans quelque chose de vraiment inventif et vrai. Je comprends son besoin de passer ensuite a quelque chose de plus rentable, mais personnellement, j’aurais bien aimé en apprendre plus sur cette période-là, d’autant plus qu’il avait quand même reçu deux prix à l’époque pour ses efforts.

  18. Alexandre Allard, j’avoue que je ne connaissais pas. Après avoir lu sa biographie, j’ai décidé de faire quelques recherches. Parmi les 500 fortunes françaises. ! Je suis bouche bée. Il faut avouer que c’est un visionnaire. Elles sont plutôt rares les personnes qui,a la fin des années 80, se lançaient dans les nouvelles technologies internet et autres. Comme quoi des fois, il faut tout simplement oser. Je suis d’autant plus impressionné que c’est un autodidacte. Il s’est arrêté au bac et a directement fonce dans la vie active. S’il avait été mon fils, j’aurais insisté pour qu’il fasse des études universitaires. Mais apparemment, elles ne lui auront pas été utiles. Il n’est d’ailleurs pas le seul parmi les millionnaires français à ce que je sache.

  19. Beaucoup de personnes ont un parcours aussi atypique qu’Alexandre Allard et sa réussite prouve une fois de plus que pour réussir, il suffit parfois d’avoir simplement le courage de se battre. Vu l’ampleur de sa réussite, je dois dire qu’il est assez impressionnant de savoir qu’il n’a arrête ses études qu’au baccalauréat. Mais après tout, ce n’est pas le diplôme qui compte. On a des milliers de jeunes diplômés en France qui n’ont pas cette force morale de construire eux-mêmes leur futur. Il est aussi agréable de voir que malgré sa réussite, il garde les pieds sur terre. Qu’il se sente un peu partout comme chez lui n’est pas surprenant. Quand on est né aux États-Unis, qu’on a grandi en Afrique avant de revenir en Europe, le contraire eut été surprenant

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